Centre du Patrimoine

Le Centre du patrimoine

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UNE CHRONOLOGIE DES ÉVÉNEMENTS
DE L'HISTOIRE DES RELATIONS
ENTRE AUTOCHTONES ET NOUVEAUX ARRIVÉS

En décembre 1994, la Décennie mondiale des peuples indigènes débutait. Dans ce contexte, la question des relations entre peuples autochtones et non-autochtones demeure une question importante.

Déjà la Commission royale sur les peuples autochtones, que co-présidaient René Dussault et Georges Erasmus, a posé la question à savoir ce que peuvent être les conditions nécessaires pour assurer la communication entre autochtones et non-autochtones. Pour contribuer à répondre à cette question, François Trudel, du département d'anthropologie de l'Université Laval, propose entre autres, trois principes : la connaissance de l'autre, la reconnaissance de l'autre et le respect de l'autre. Au sujet de ce dernier principe, il disait, dans sa présentation à la Commission royale sur les peuples autochtones, le 17 novembre 1992, que : «Malgré le climat d'affrontement constitutionnel dans lequel nous sommes fréquemment plongés mutuellement et malgré certaines crises qui ont marqué et marqueront encore sans doute nos relations, le respect de l'autre implique que nous reconnaissons tous collectivement que le poids de l'histoire pèse lourd sur la nature de nos relations réciproques et qu'il déterminera dans une large mesure, encore pendant longtemps, le type de relations que nous entretiendrons entre nous.»

L'histoire des relations entre Amérindiens et non-Amérindiens connaît surtout depuis les années 1970, un intérêt accru. La reconnaissance des droits aborigènes, la négociation d'un nouveau contrat social avec les Amérindiens et les nombreux griefs issus du non-respect des traités, de l'absence de traité et des séquelles de la dé-responsabilisation, effet de la Loi sur les Indiens, font partie de ce présent qui se situe par rapport à son passé.

Dans un autre sens, il reste à voir dans quelle mesure le poids du passé ne limite pas notre regard au-delà d'une relation de bourreau à victime, diminuant l'Amérindien dans les cadres d'une certaine représentation du «bon sauvage», le réduisant à un être de la nature, un enfant innocent qui n'a pas accédé au monde de la «civilisation». Il y a là le danger de la condition de victime : «Condition à laquelle la société médiatique accorde l'un des statuts les plus importants, sur un vieux fond mythique crypto-religieux de la victime sans tache au milieu d'un monde mauvais. (Grand'Maison, 1993, p.180).»

La chronologie qui suit cherche à rendre compte, dans une certaine mesure, de l'histoire des relations entre les Amérindiens et les non-Amérindiens marquée par le constat que souligne Jim Miller (Miller, 1991) et que résume bien François Trudel : «Ces recherches démontrent aussi que les peuples autochtones ne furent pas, tout au cours de l'histoire du Canada, des acteurs passifs à l'arrière-plan de cette histoire, mais qu'ils participèrent ou tentèrent de participer activement au développement de la nouvelle société qui s'édifiait tout en cherchant à dialoguer, à faire valoir leurs points de vue et à trouver une place qu'ils estimaient leur revenir dans cette nouvelle société.»

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