Service des Archives
de la Société historique de Saint-Boniface
Historique
Dès sa fondation en 1902, la Société historique de Saint-Boniface
a commencé à constituer un dépôt d'archives de documents, fruits de la présence
francophone dans l'Ouest canadien. Au début, les archives portaient principalement sur
l'époque de la Nouvelle-France, plus particulièrement les voyages d'exploration des
Canadiens, tel LaVérendrye et ses fils. Des transcriptions de documents, dénichés dans
les archives coloniales de la France, vinrent s'ajouter aux procès-verbaux de la
société d'histoire naissante, qui contenaient des notes détaillées des expéditions de
découverte et de fouilles archéologiques, entreprises par la SHSB
sur le site du fort Saint-Charles, où LaVérendrye fils, le père Aulneau et leurs
compagnons avaient été tués.
À partir des années 1930, sous l'impulsion de son nouveau président, l'abbé Antoine
d'Eschambault, les archives de la SHSB ont augmenté et se
sont diversifiées. Une campagne de sensibilisation et un appel à la population
franco-manitobaine ont été lancés afin de dénicher manuscrits, correspondances et
autres trésors historiques, susceptibles d'être conservés.
C'est au début des années 1970 que les travaux de classement des Archives de la
Société historique de Saint-Boniface ont débuté. Grâce à des subventions
ponctuelles du gouvernement du Canada, les travaux se poursuivirent le temps d'un projet
spécial, et reprenaient lorsqu'une autre subvention était accordée. Travaillant avec
les moyens et les connaissances de l'époque, les résultats ont été mixtes. En
décidant de procéder avec un système de dossiers de personnages, lieux et événements,
le principe du respect de l'intégrité des fonds d'archives (principe de provenance),
principe de base de l'archivistique, n'a pas été respecté.
Avec le renouveau de l'intérêt pour le patrimoine, et avec le profil plus important
que prennent les archives au niveau national et provincial à la fin des années 1970, la SHSB met en place une politique définitive au sujet de ses archives.
Elle décide en même temps de jouer un rôle plus actif, en créant et maintenant un
réseau de communication avec les responsables de la gestion des documents des organismes,
sociétés et institutions franco-manitobaines afin d'assurer qu'aucune destruction
d'archives ne soit le résultat de l'ignorance d'alternatives. Le résultat concret est
que les archives de la SHSB sont devenues le lieu de
conservation des fonds d'archives de
plusieurs associations francophones du début du siècle jusqu'à nos jours.
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