| Introduction
Ses parents, sa jeunesse
Sa vie à Montréal
Le retour dans lOuest
I. Le climat politique
Le retour dans lOuest
II. Les Métis
Riel à la tête des Métis
Le gouvernement provisoire de Louis Riel
Laffaire Thomas Scott
La création du Manitoba
Fuite et bref
retour dans lEst
Les années dexil
Lappel à laide des Métis
Batoche
La rébellion
La capitulation
Le procès
La mort de Riel
Bibliographie, lectures suggérées
et liens WWW

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LOUIS RIEL
La Rébellion
La tension se mit à monter au cours de l'hiver de 1885 parmi les tribus
autochtones, car ils étaient en proie à la faim et à la maladie, et les agents
autochtones n'avaient pas les ressources nécessaires pour soulager leurs problèmes.
Dès 1885, les Autochtones s'aperçurent que leur condition était semblable à celle
des Métis. Il était tout à fait naturel qu'ils se tournent vers Riel.
Le 19 mars, fête de St-Joseph, Riel établit un gouvernement provisoire et prit
possession de l'église comme quartier général. Pierre Parenteau en fut le premier
président et Gabriel Dumont, l'adjudant-général. Mais après l'établissement du
gouvernement provisoire Riel s'aperçut que son autorité faiblissait ; l'église était
hostile car le clergé était sans rôle dans la nouvelle nation, les Métis anglophones
et les colons refusaient une révolte armée. Riel se retrouvait avec les Métis
francophones et les Autochtones pour l'appuyer.
Il décida de prendre le fort Carlton, nécessaire à ses opérations. Il voulait
l'occuper sans violence, mais la gendarmerie y renforça sa garnison. Riel ne put donc que
négocier ou attaquer. Optant pour la négociation, Riel envoya Charles Nolin et Ambroise
Lépine demander au Major Crozier de lui laisser le fort en échange de la liberté de ses
soldats. Les négociations n'auront pas le temps de se conclure puisque, le 26 mars, la
violence éclate au Lac-aux-Canards.
Le Major Crozier, avec 56 policiers et 41 volontaires, avait quitté le fort
Carlton pour arrêter Riel. Les Métis, sous la direction de Gabriel Dumont, les
rencontrèrent au Lac-aux-Canards. Dumont réussit à attirer la troupe dans une vallée
où Crozier dut faire halte. Deux cavaliers, Isidore Dumont et Falling Sand, chef cris,
partirent à leur rencontre. Croyant qu'ils voulaient parlementer, Crozier les rencontra
à mi-chemin accompagné d'un guide nommé McKay. Les quatre hommes s'arrêtèrent au
milieu de la vallée où Crozier présenta sa main en signe d'amitié. Falling Sand,
croyant à une trahison, tenta d'attraper le fusil de McKay. Ce dernier tira et Isidore
Dumont tomba mort.
La bataille du Lac-aux-Canards commença. Quarante minutes plus tard, sa troupe
décimée, Crozier battit la retraite.
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Cette bataille fit 17 morts et plusieurs blessés. Grâce à Riel, ils ne seront
pas tous tués car celui-ci empêcha Dumont de poursuivre les soldats. Cette bataille fit
comprendre aux Autochtones et Métis que les "Canadians" n'étaient pas
invincibles. Bientôt, les cris de guerre et de vengeance retentirent parmi les tribus
autochtones.
Deux cents Cris attaquèrent l'établissement de Battleford et fort Pitt et firent 6
morts. Au Lac-la-Grenouille, Esprit Errant et ses Indiens assassinèrent Thomas Quinn,
l'agent indien et deux prêtres, les pères Fafard et Marchand. L'incident du
Lac-la-Grenouille provoqua l'intervention du gouvernement canadien. Jusqu'à date, John A.
Macdonald avait pris à la légère les événements dans l'Ouest. Le massacre du
Lac-la-Grenouille attira vite son attention. Le gouvernement prit deux mesures ; la
première fut d'augmenter l'argent donné aux Indiens pour la nourriture. Ce fut une sage
décision car, leur faim assouvie, certains des Indiens restèrent sur les réserves. La
deuxième mesure fut la mobilisation d'une troupe de 5000 hommes sous la direction du
général Middleton.
Dix jours après la bataille au Lac-aux-Canards, les troupes étaient à Winnipeg
grâce au chemin de fer nouvellement construit. L'armée envoya trois divisions aux
endroits troublés en Saskatchewan.
Gabriel Dumont et 350 Métis devaient défendre Batoche. Le seul moyen efficace
selon Dumont était la guerre à l'indienne, c'est à dire attaquer en vitesse sous le
coup de la surprise et se replier immédiatement. Riel s'opposa à ce plan. En diplomate,
il désirait éviter la violence aussi longtemps que possible dans l'espoir de mener à
bien des négociations.
Cette attitude eut des conséquences désastreuses pour les Métis car elle permit à
Middleton d'avancer en sécurité jusqu'à Batoche. Dumont décida de lui tendre un piège
à l'Anse-aux-Poissons.
Riel et Dumont quittèrent Batoche le 24 avril avec 200 Métis. À leur arrivée à
l'Anse-aux-Poissons, Riel changea d'idée et voulut que les Métis retournent à Batoche.
À ce moment un messager arriva, annonçant qu'un détachement de la gendarmerie
approchait Batoche du côté de Qu'Appelle. Dumont envoya 50 hommes, avec Riel à leur
tête, défendre la colonie à Batoche.
La bataille de l'Anse-aux-Poissons sous les ordres de Gabriel Dumont, se termina par
une impasse que les Métis considérèrent comme une victoire parce qu'ils avaient
empêché les "Canadians" d'avancer.
Pendant ce temps, à Batoche, Riel commençait à douter des décisions qu'il
avait prises. Les nouvelles annonçaient l'arrivée de troupes près de Batoche.
Désespéré, il demanda l'aide de Faiseur d'Enclos et de Gros Ours ; ils ne devaient pas
arriver à temps.

Voir aussi, dans notre site, les pages suivantes :
Arbre généalogique de
Riel
La Maison-Riel
Accueil Centre du Patrimoine
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