Centre du PatrimoineLe Centre du patrimoine

 

Introduction

Ses parents, sa jeunesse

Sa vie à Montréal

Le retour dans l’Ouest
I. Le climat politique

Le retour dans l’Ouest
II. Les Métis

Riel à la tête des Métis

Le gouvernement provisoire de Louis Riel

L’affaire Thomas Scott

La création du Manitoba

Fuite et bref
retour dans l’Est

Les années d’exil

L’appel à l’aide des Métis

Batoche

La rébellion

La capitulation

Le procès

La mort de Riel

Bibliographie, lectures suggérées et liens WWW

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LOUIS RIEL

Le gouvernement provisoire de Louis Riel

Le 23 novembre, Riel proposa un gouvernement provisoire pour remplacer le Conseil d'Assiniboia. Surpris, les Métis anglophones demandèrent quelques jours de réflexion, ne croyant pas qu'il était dans leur mandat de prendre pareille décision. Le transfert officiel au Canada devait avoir lieu le 1er décembre 1869.
Pendant ce temps, Macdonald avait retardé le paiement à la Compagnie à cause des troubles dans la colonie. McDougall, qui n'avait pas été averti, lut, le 1 décembre, la proclamation transférant les territoires de la Compagnie au Canada. Ce geste hâtif devait par la suite causer des problèmes. Le gouvernement provisoire de Riel devenait légitime dès cet instant, la Compagnie perdant toute autorité dès le 1er décembre et le Canada n'en ayant aucune, étant donné qu'il n'avait rien payé.
Le 10 décembre, le drapeau du gouvernement provisoire de Riel flottait au mât du fort Garry. Le 27 décembre, Riel fut élu président de ce même gouvernement à la suite de la démission de John Bruce. À date, le gouvernement canadien avait ignoré tous les problèmes de la Rivière Rouge. Macdonald envoya maintenant un commissaire spécial afin d'expliquer la position de son gouvernement aux Métis. Le 27 décembre, Donald Smith, représentant de la Compagnie de la Baie d'Hudson au Canada et agent du gouvernement, arriva dans la colonie. Une réunion qui eut lieu le 19 janvier 1870 attira plus de 1 000 personnes. Durant les réunions des 19 et 20 janvier, Smith laissa entendre que son gouvernement avait de bonnes intentions vis-à-vis du peuple de la Rivière-Rouge. Afin de trouver un moyen de négocier avec Ottawa au sujet de leurs droits, Riel proposa la tenue d'une convention de 40 délégués comprenant vingt francophones et vingt anglophones, pendant laquelle serait rédigée une nouvelle liste de droits.

La convention commença à siéger une semaine plus tard, et le 10 février, le travail était terminé. Avec le consentement de tous, Riel forma un gouvernement provisoire plus représentatif que le dernier. Trois délégués furent nommés pour aller présenter la liste des droits au gouvernement canadien. Il s'agissait de l'abbé Noël Ritchot, du juge Black et d'Alfred Scott. Tout semblait indiquer un retour au calme, mais cela ne devait pas être le cas. Alors que les délégués siégeaient encore, un groupe de "Canadians" préparait un mouvement contre Riel. Il s'agissait de ceux qui avaient appuyé Schultz et Dennis au mois de décembre 1869 contre le gouvernement provisoire de Riel. Plusieurs d'entre eux avaient été emprisonnés au fort Garry, mais un important groupe demeurait toujours en liberté aux alentours de Portage-la-Prairie.

 

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