LOUIS RIEL
La condamnation
Le 21 juillet, la cour fut ajournée pour laisser le temps aux témoins de se
présenter. À compter du 28 juillet, les interrogatoires se poursuivirent jusqu'au 1er
août et Riel fut condamné à être pendu le 18 septembre. Alors commença une série
d'appels, le premier à la Cour du banc de la Reine du Manitoba, qui, le 2 septembre,
confirma la première sentence. L'appel réussit à reculer l'exécution au 16 octobre. Un
deuxième appel au Conseil Privé rejeta la demande du condamné et l'exécution fut
fixée au 10 novembre. Suite aux pressions émises par l'Ontario et le Québec, Macdonald,
indécis de la décision qu'il devait prendre, recula une troisième fois la date
d'exécution pour permettre à une commission médicale d'examiner Riel. La date
d'exécution fut fixée au 16 novembre, la commission n'ayant pu le déclarer fou. Pendant
ce temps, Riel attendait la mort en recevant la visite de sa famille. Le 6 novembre, la
date approchant, il rédigea son testament.
La mort de Riel
Dans la nuit du 15 au 16, il écrivit une dernière lettre à sa mère et reçut
les derniers sacrements.
À 8 heures du matin, il monta sur l'échafaud pour y être exécuté. Le 19
novembre, un service fut chanté pour le repos de son âme dans l'église St Mary à
Regina.
Le 9 décembre, son corps fut transporté à St-Vital où il fut exposé pendant 2
jours dans la demeure de sa mère.
Le 12, une messe de requiem fut chantée dans la Cathédrale de Saint-Boniface et le
corps inhumé dans le cimetière de la Cathédrale.
C'est ainsi que vécut et mourut un homme que nous reconnaissons aujourd'hui comme
le fondateur du Manitoba, défenseur des droits des Métis et des Canadiens-français.

Voir aussi, dans notre site, les pages suivantes :
Arbre généalogique de
Riel
La Maison-Riel
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