Centre du PatrimoineLe Centre du patrimoine

 

Introduction

Ses parents, sa jeunesse

Sa vie à Montréal

Le retour dans l’Ouest
I. Le climat politique

Le retour dans l’Ouest
II. Les Métis

Riel à la tête des Métis

Le gouvernement provisoire de Louis Riel

L’affaire Thomas Scott

La création du Manitoba

Fuite et bref
retour dans l’Est

Les années d’exil

L’appel à l’aide des Métis

Batoche

La rébellion

La capitulation

Le procès

La mort de Riel

Bibliographie, lectures suggérées et liens WWW

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LOUIS RIEL

Louis Riel défend les siens

Au cours de l'été de 1869, le gouvernement canadien envoya John Stoughton Dennis à la Rivière-Rouge dans le but d'arpenter le terrain. Il fut tellement mal reçu par les Métis qu'il commença à arpenter à Pointe-de-Chênes plutôt qu'au fort Garry. Pour ajouter à l'inquiétude des Métis, l'arpentage se faisait selon le style ontarien, en carré plutôt qu'en lots longs et minces donnant sur la rivière, système qu'utilisaient les Métis. Le nouveau système coupait à travers les propriétés déjà en existence. De plus, l'arpentage avait commencé avant le transfert officiel des terres au Canada.
Lorsque Dennis arriva au fort Garry, l'opposition éclata. Proclamant que le gouvernement canadien n'avait pas le droit d'agir sans permission, le 11 octobre 1869, 16 Métis, sous la direction de Louis Riel, arrêtèrent une équipe d'arpenteurs sur le terrain d'André Nault, cousin de Louis.
Cet incident fut d'une grande importance, premièrement parce que c'était le premier acte de résistance au transfert de la colonie au Canada, et deuxièmement, il établissait Louis Riel comme champion des Métis.

Les Métis s’organisent, Riel à leur tête

En octobre, William McDougall, nommé lieutenant-gouverneur de Rupertsland, se mit en route pour la Rivière-Rouge afin de prendre possession du territoire du Nord-Ouest pour le Canada. Il était accompagné d'un gouvernement déjà constitué et armé de 300 fusils. À cette nouvelle, les Métis décidèrent d'organiser une résistance.
Le 16 octobre, Riel fut élu secrétaire du Comité National des Métis présidé par John Bruce. Cinq jours plus tard, le Comité envoya une note à McDougall l'avisant de ne pas pénétrer dans le pays sans la permission du Comité.
Pour raffermir leur position, les Métis érigèrent une barricade à la jonction de la route de Pembina et de la rivière Sale, là où devait passer McDougall.

L'initiative de Riel souleva l'opposition de l'aile conservatrice de la colonie et celle des gens occupant les postes administratifs.
Suite à leurs pressions, Riel dut comparaître devant le Conseil d'Assiniboia dirigé par le juge Black. Ce dernier remplaçait le gouverneur McTavish, malade et démissionnaire, Riel laissa entendre qu'il s'opposait à la venue de McDougall et invita le groupe anglais à se joindre à lui. Il insista qu'il ne s'opposait pas à la couronne britannique mais plutôt à l'entrée illégale du gouvernement canadien dans l'Ouest.

Il croyait que l'Ouest devrait avoir le droit de négocier son entrée au Canada. Le 30 octobre, McDougall, Cameron et Joseph-Alfred Norbert Provencher, neveu de Mgr Provencher arrivèrent à Pembina où ils prirent connaissance de la note du Comité à laquelle ils refusèrent d'obéir. Cameron et Provencher se rendirent le lendemain jusqu'à St-Norbert où ils furent arrêtés et escortés jusqu'à la frontière américaine par un groupe de 30 Métis.
Le 2 novembre, McDougall subissait le même sort. Riel et les Métis réussirent ainsi à couper McDougall du groupe annexionniste à Winnipeg. Le même jour, les Métis s'emparèrent du fort Garry, établissant ainsi leur pouvoir sur les environs.
C'était un pouvoir bien fragile, cependant, car il ne s'appuyait que sur l'élément franco-catholique. Riel se rendait compte qu'il aurait besoin de l'appui de tous les éléments de la colonie pour négocier avec le gouvernement canadien. Une série de réunions suivirent pour tenter d'obtenir cet appui mais sans le succès espéré. Plusieurs n'étaient pas d'accord avec le traitement qu'avait subi McDougall. Ils étaient d'accord cependant sur une liste de droits.

 

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