| Introduction
Ses parents, sa jeunesse
Sa vie à Montréal
Le retour dans lOuest
I. Le climat politique
Le retour dans lOuest
II. Les Métis
Riel à la tête des Métis
Le gouvernement provisoire de Louis Riel
Laffaire Thomas Scott
La création du Manitoba
Fuite et bref
retour dans lEst
Les années dexil
Lappel à laide des Métis
Batoche
La rébellion
La capitulation
Le procès
La mort de Riel
Bibliographie, lectures suggérées
et liens WWW

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LOUIS RIEL
La fuite
La troupe de Wolseley arriva avant Archibald, et bien que censés établir l'ordre
et garder la paix, plusieurs de ses soldats désiraient trouver Riel et venger la mort de
Scott. Avertis de leurs intentions, Riel, Lépine et William O'Donoghue,
Irlandais-américain, eurent le temps de fuir et de trouver asile aux États-Unis.
Riel se rendit à l'établissement métis de St-Joseph, au Dakota du Nord, y attendre
des nouvelles de la Rivière-Rouge. Une lettre de Mgr Taché arriva bientôt lui
suggérant de rester caché, car sa vie serait en danger s'il revenait. La situation
était grave ; les querelles entre Métis et les hommes de Wolseley se multipliaient. Riel
trouvait difficile de rester caché au loin, et le 17 septembre, il se rendit à
St-Norbert rencontrer un groupe de Métis.
Pendant cette rencontre, il fut résolu d'envoyer une pétition au président des
États-Unis, Ulysses S. Grant, lui demandant d'intercéder auprès de la Reine afin qu'une
étude soit faite au sujet de leur demande d'amnistie. O'Donoghue désirait l'annexion de
la colonie avec les États-Unis, mais Riel s'y opposait. Ils remirent la pétition à
O'Donoghue cependant et celui-ci devait la présenter au président. En cours de route,
O'Donoghue formula une demande d'annexion à laquelle Grant refusa de croire, et il la
rejeta. O'Donoghue se rendit enduite à New York où il rencontra des Féniens irlandais
qui avaient déjà fait des incursions au Canada. Il réussit à convaincre ces derniers
de faire une incursion au Manitoba. Lorsque la nouvelle arriva au Manitoba, le
lieutenant-gouverneur Archibald en fut très inquiet. Est-ce que les Métis se joindraient
à eux ? C'est à ce moment qu'intervint Louis Riel.
Croyant que l'avenir des Métis résidait au Canada plutôt qu'aux États-Unis, il
assura le lieutenant-gouverneur que les Métis ne se joindraient pas aux Féniens et il
tint parole. Faute d'appui local, l'attaque des Féniens mourut avant d'avoir commencé.
Archibald, reconnaissant de l'aide que lui avait portée Riel, était prêt à le
laisser en paix. Le sentiment, cependant, n'était pas unanime, et Archibald en vint à
croire que le calme reviendrait plus vite si Riel quittait le pays pour quelque temps. On
offrit à Riel et Lépine la somme de 1 000 $ chacun, qu'ils acceptèrent
à contrecoeur. Les menaces d'assassinat les convainquirent plus que la somme d'argent.
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Riel et Lépine quittèrent le Manitoba le 23 février 1872, et se rendirent à
St-Joseph à destination de St-Paul, Minnesota. Les chasseurs de prime les poursuivaient
toujours. Malgré cela, Riel et Lépine eurent vite le mal du pays. Lépine fut le premier
à retourner à la Rivière Rouge en mai 1872. Le mois suivant, Riel se rendit à
St-Joseph où il se mit à cabaler afin d'être élu au parlement fédéral, pour le
comté de Provencher au Manitoba. Malgré les conseils de ses amis, il persista et ne se
retira qu'en faveur de George-Etienne Cartier qui avait perdu son propre siège. Il
croyait que Cartier saurait défendre la cause des Métis. Cartier, cependant mourut
quelques mois plus tard et Riel fut élu par acclamation lors de lélection
partielle qui eut lieu en octobre 1873.
Un bref retour dans lEst
Des démarches furent entamées pour que Louis puisse occuper son siège dans la
Chambre des Communes, mais craignant pour sa sécurité, il quitta Ottawa pour se
réfugier à Montréal et dans létat de New York. Une élection générale eut lieu
le 13 février 1874 et Louis remporta de nouveau la victoire. Le 30 mars, Riel entra dans
la Chambre des Communes où le greffier de la Chambre lui fait prêter serment et il signa
le registre des membres et il retourna de nouveau se réfugier chez ses amis à Montréal.
Le 9 avril, Louis fut expulsé de la Chambre des Communes. Il retourna à St-Paul et
ensuite à Keeseville, New York où il demeura avec le père Fabien Barnabé. En septembre
1874, une élection partielle eut lieu dans le comté de Provencher afin de remplir le
poste rendu vacant par lexpulsion de Riel.
Louis fut réélu in absentia mais cette fois il ne tenta doccuper
son siège aux Communes. En 1875, le nouveau premier ministre, Alexander Mackenzie,
accorda lamnistie à Riel pour les troubles de 1869-70, à la condition quil
ne revienne pas au Canada avant cinq ans.

Voir aussi, dans notre site, les pages suivantes :
Arbre généalogique de
Riel
La Maison-Riel
Accueil Centre du Patrimoine
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